REFLEXIONS      
                     
                           
  Le soldat, aujourd'hui: fonction ou métier?          
   

Le Général de division (2S)  Henri-Bernard BULIT  nous fait part de son point de vue sur “la place du soldat dans la société en France, aujourd’hui”.

Thème d’un colloque qu'il vient de  co-organiser à l’Assemblée nationale (9/12/2010) avec le CiDAN et l’Union-IHEDN.décembre 2010

     
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Pierre  FILLET            (14 janvier 2011)                   fillet-pierre@bbox.fr

 

Bonjour vous tous,

Au départ j’étais tenté de répondre seulement à l’émetteur du message mais j’ai décidé de faire profiter tout le monde de ma réponse. J’avais déjà réagi il y 2 ans à d’autres messages à tendance “politique” et cela s’était calmé mais je ne voudrais pas que cela recommence.

Je remercie Germain pour cette information, cependant je suis, comme vous tous,  un être responsable  et je m’informe, comme vous tous, à travers le Web et les journaux et hebdomadaires auxquels je suis abonné.
Même si, tout en n’étant pas de la même sensibilité politique que l’émetteur, je désapprouve, comme vous tous,  le contenu de ces “chansons”, je pense que les adresses de la promotion ne doivent pas servir à l’envoi de “tribunes” politiques de quelque bord qu’elles soient.

Je rappelle seulement que le député initiateur du message fait partie de la majorité qui gouverne depuis quelques années et que constitutionnellement ) il existe  d’autres moyens que d’être actif sans faire semblant de se démener surtout maintenant avec le FN qui menace sur sa droite (saisine du conseil constitutionnel, proposition de loi, référendum “d’initiative populaire”)

Le référendum d’initiative populaire fera-t-il bientôt partie du paysage en France ? Le Premier ministre François Fillon s’y est engagé, mardi 24 novembre, dans son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale  . Ce type de consultation électorale, qui permet à un groupe de citoyens d’obtenir par pétition l’organisation d’un vote sur un projet de loi déposé par ses soins, est déjà inscrite dans l’article 11 de la Constitution française depuis la révision constitutionnelle de juillet 2008 .

Il aura fallu plus de trois ans pour que cette loi soit mise en forme par le gouvernement et elle ne sera pas en place avant 2012 (élections obligent !!!)


La promo et seulement la promo, sinon avec 2012 nous allons être abreuvés de messages politiques.

Sans cela bonne année à tous.     Pierre Fillet

 

Pierre  FILLET            (18 janvier 2011)                   fillet-pierre@bbox.fr

 

Bonjour,
Je suis tout à fait d’accord avec Cambournac.
Utiliser le carnet d’adresses de la promo pour faire circuler des textes parfois polémiques qui reflètent souvent les idées politiques de leurs auteurs est une chose, s’informer et continuer à le faire en est une autre. S’indigner seul dans son coin est vain, les associations  Epaulette, Saint-Cyrienne, ONM et LH sont là pour nous défendre, pour le reste l’on vote et l’on peut s’adresser à ses élus.
Pour ma part je suis les blogs des journalistes défense de
Merchet (ex libé et maintenant marianne)  sur http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/  (voir son dernier post sur  Afghanistan : un "padre" catholique dénonce la "déférence" envers l'Islam au sein de l'armée française),
Guisnel du Point (http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/),  
Infos sur la Défense, par le journaliste Jean-Marc Tanguy - "Dire ce qui est n'est pas se plaindre " (E.Irastorza) http://lemamouth.blogspot.com/
Le nouveau site de Bruxelles2. La politique étrangère, de sécurité et de défense commune (PESC, PSDC) de l'Union européenne, décryptée   (http://www.bruxelles2.eu/ ),
Laurent Laigneau ( http://www.opex360.com/)
Et d’autres dont theatrum belli qui a l’avantage de mettre en ligne pas mal de publications militaires françaises et étrangères : http://www.theatrum-belli.com/
Il est à noter que pour la majorité de ces blog les commentaires sont soit fermés soit modérés car souvent ils n’apportent rien au débat soit parce que leur contenu est vide soit parce qu’ils sont partisans ou haineux..
Je continue à penser (et j'espère pouvoir venir en parler  en juillet) que la promo n’a pas à débattre de l’actualité, que je pense que nous continuons tous à suivre, même si elle est militaire car elle est politique - arma cedant togae (les armes cèdent le pas au politique).  Ces discussions pourraient refléter des clivages qui seraient préjudiciables à l’esprit de la “promo”.
Je voudrais conclure en reprenant un célèbre dessin de caran d’ache sur l’affaire Dreyfus où l’on voit sur la première image un repas de famille très calme légende : ils ont décidé de ne pas en parler et sur la deuxième image une scène de pugilat légende : ils en ont parlé.
Amitiés à tous.  Pierre Fillet

 

 

Philippe  MOUILLAC            (19 janvier 2011)                 phmic@cegetel.net

 

 

Je ne l’ai pas beaucoup ouvert depuis 40 ans et d’ailleurs beaucoup ne doivent pas me connaître (je suis un déserteur pour certain puisque sur mes 30 ans d’armée j’ai réalisé 10 ans dans l’artillerie Metro et TDM ou Colo pour ceux qui voient la différence, 10 ans dans l’ALAT comme « branleur de manche » et 10 ans comme pilote d’essais sur hélico) donc me revoilà car je fais encore parti sauf contre ordre de la promo « Capitaine Cazaux ».

Ceci étant dit,  je pense que si la promo ne peut que se réunir pour parler de la pluie et du beau temps alors j’ai autre chose à faire car avec mes voisins je parle du temps. Si par contre notre promo « s’ouvre » afin d’accueillir différentes réflexions (sujet à débattre et à concevoir) alors nous pourrions « grandir ensemble » même si nous ne sommes pas en accord. Car je pense que toute relation humaine est faite de « confiance » et cette confiance ne peut se construire que sur un échange réciproque. Je ne voudrais pas, pour ma part, que la promo devienne un « Lion’s club » ou « Rotary club » bis, si c’était le cas et je n’en voudrais aucunement à ceux qui en prendrais la décision, par contre je déciderai moi aussi en mon âme et conscience.

Je me permettrai de reprendre un mot : « un ami c’est celui qui nous connaît et qui nous aime malgré cela ! » (si vous trouver l’auteur dites le moi)

Merci de prendre le temps de lire ma prose car elle n’est pas belle, étant donné que je n’ai jamais été penché vers la littérature, mais j’espère que je n’ai pas parlé « la langue de bois ».

Philippe MOUILLAC

 

 

 

Jean  KEISER                       (19 janvier 2011)                 jean.keiser@wanadoo.fr

 

Bonjour,

 

Honorer notre parrain de promotion le Capitaine CAZAUX procède d’une évidence. Cela dit, faut-il oublier dans quelles conditions d’engagement se sont effectuées ces campagnes en Indochine, avec l’abandon des politiques, un désordre pas possible, des trafics de tous genres (celui des piastres, pour ne citer que celui-ci) l’obstruction de nos alliés britanniques après 45, qui a été à l’origine de nombreuses dérives et déstabilisations, la non expulsion des criminels japonais, tout cela parmi d’autres, qui constituent une des causes principales du point de non retour.

Les Britanniques ont su décoloniser en douceur, tout en conservant des relations privilégiées. Nous nous sommes fait berner, par l’inertie de nos politiques, la pseudo faillite de l’Etat et un laisser faire quasi généralisé.

Honorer la mémoire, c’est bien, mais ne tirer aucun enseignement de cette époque et avant , quant à l’engagement de nos anciens, pour des prunes en quelque sorte, pour le sang versé, soulève quelques questions. Sur quatre officiers de ma famille ayant servi en Algérie, quatre sont décédés, plusieurs principalement en raison des séquelles du combat. Mes deux grand-pères n’ont pas atteint l’âge de quarante-cinq ans, pour les mêmes raisons.

Notre génération a connu la paix, du moins globalement sur la base arrière. Il y a plusieurs années il y eut la semaine de l’Indochine, organisée par une association d’anciens de l’Indo, avec projections de films et conférences, un cinéma ayant été réquisitionné pour l’occasion. Il y eut au plus fort une vingtaine de participants, dont une toute petite poignée de militaires. La conférence était extrêmement intéressante, des films inédits disponibles. Pour ceux qui n’ont pas une vision clair des conditions d’engagement, difficulté terrain en nivellement et planimétrie, défaut de logistique permanente, même de munitions, ces films existent en nombre au service historique des armées.

 

Pour la Bosnie, en Afrique même chose, on constate la plupart du temps la lâcheté crasse de divers responsables. Je pourrais donner des exemples précis, d’incompétence, de faiblesse fautive, de décisions lâche pour juste préserver un déroulement de carrière. « je viens d’éliminer les deux lignes suivantes, car relevant du secret d’Etat»

 

Honorer les anciens, notre parrain et pourquoi pas soutenir les jeunes, y compris au niveau de leur engagement, car on entend en retour de plus en plus d’ échos extrêmement négatifs. En pièce-jointe, une voix neutre, qui parle de ces mêmes rengaines, formées par le conflit d’intérêt diplomatique, au regard de l’éthique et de la mission. En Afghanistan et cela n’est pas politique, les Talibans « défendent le territoire et les intérêts pachtounes ». La reconstruction après, pas avant d’avoir stabilisé. Faire circuler des informations défaitistes du style « un Taliban tué, dix de recrutés, frères et cousins » procèdent d’un raisonnement imbécile, qui dénote un manque d’imagination total de doctrine militaire à appliquer et d’imagination, permettant précisément aux Talibans de promouvoir leur action, en conservant leur appuis logistiques en Afghanistan.

 

J’étais intervenus sur un forum canadien, pour poser cette problématique, en relation avec leurs pertes élevées. Ils ont nettoyé une zone, pris des dispositions pour empêcher un village de trafiquer avec les Talibans, ils se sont mis tout le village à dos. Si l’on n’est pas capable de considérer que ceux qui aident les Talibans sont leurs complices, et qu’à ce titre il faut leur appliquer des sanctions, quitte à interdire la province considérée aux familles qui collaborent avec eux et font de la guerre leur commerce et leur profit, au détriment des vies de nos soldats, il faut sortir de là, car toute issue de sortie de crise devient vaine.

Est-ce que les grands chefs militaires se sentent concernés par ces problématiques ? Ne serait-il pas sain d’envoyer quelques très hauts gradés « en vacances » pour un mois dans les postes avancés et participer en touriste aux opérations pour se faire une idée précise des interactions locales et ainsi extrapoler des solutions, plus proches du terrain.

 

Si une association de promotion ignore la question militaire, alors il faudrait sans doute se reposer la question de savoir pourquoi nous nous étions engagés et vérifier si ces aspirations se sont éteintes, avec la prise du chapeau mou ?

 

Bien amicalement.    Jean

 

 

 

Alain  DE CHANTERAC                       (19 janvier 2011)               alain.dechanterac@free.fr

 

Bonjour à tous,

 

C'est le hasard qui m'a fait suivre la "protestation" du GCA ALLAMAND, avant vos réactions au mail de Michel et qui justifiera sans doute la même remarque de Christian .

Il ne s'agit effectivement pas de discuter pour trouver un accord sur ce que nous, "on" etc... devrait faire ou pas faire face aux malheurs des temps, de notre Armée, de notre pays. Comme Arnaud ou d'autres l'ont souligné, il y a divers associations qui se mobilisent pour cela, et dans lesquelles nous nous investissons.

 

Quoique ceux qui se souviennent des travaux pratiques qui nous étaient demandés à l'EAI, se rappelleront qu'il nous avait déjà fallu aborder des sujets polémique. Quand il fallait répondre à de "jeunes" appelés - dont ceux qui venaient de signer "l'appel des cent" avant que Bigeard soit nommé secrétaire d'Etat- à la question " Que défendons nous", entre nous, il était facile de trouver un minimum non négociable. Mais ce " minimum" suffisait il et suffit il toujours ?

D'ailleurs lorsque les divers échos des indignations contre les insultes, promues par la FNAC contre le drapeau national, ont circulé entre nous, je ne me rappelle pas que la diffusion de ces informations ait été contestée.

 

En fait je pense qu'il n'y a pas de contradiction à vouloir entretenir notre camaraderie et nos échanges d'une part autour d'un esprit de promotion fondé sur l'exemple d'un parrain, des souvenirs communs vécus dans le sens du service et des rencontres épisodiques et d'autre part sur des échanges d'informations sur des sujets et des actions qui nous touchent ou sur nos activités variées.

 

Les échanges d'informations n'ont pas besoin de se prolonger dans des polémiques, mais leur caractère parfois réservé, compte tenu de l'auto censure des médias , font des réseaux sociaux, dont le notre, un moyen parfois unique d'accès à l'info..

Si cette formule parait à certains encore trop "incorrecte" ou que le président la juge ainsi, j'en prendrai acte et me rallierai sans aucun regret au moins à ce qui pourra rester le plus petit dénominateur commun : déjà le choix d'Andorre pour notre prochaine rencontre.

Amicalement à tous.    Alain de Chantérac