Le capitaine CAZAUX
École Militaire Inter-Armes
- 1974-1975 -
Promotion capitaine CAZAUX
 

CAPITAINE CAZAUX PARRAIN DE LA PROMOTION

Insigne de l'EMIA

Le Capitaine Paul CAZAUX du 3eme BCCP (3ème Bataillon Colonial de Commandos Parachutistes) a été capturé sur la RC4 en octobre 1950 (le 10 ou le 11 octobre), puis interné au camp n°1.

Son refus de composer avec le Viet Minh le condamnera à mort par épuisement.
Avant de mourir, il donnera l'ordre à ses hommes de mentir durant les séances d'auto-critique, afin d'augmenter leur chance de survie.

Paul Jean Marius CAZAUX est né le samedi 3 septembre 1910 à 83840 COMPS SUR ARTUBY (Var).

Prisonnier, il décède le dimanche 15 octobre 1950 à THA-KHE (TONKIN).

Corps : 3 eme Groupement Colonial de Commandos Parachutistes

Lieu de transcription : DRAGUIGNAN 83300.

 

 

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Indochine: le désastre de la RC-4
La route coloniale numéro 4 (RC-4) est une route stratégique qui, de Mon Kay (frontière de Chine sur le golfe du Tonkin) à Cao Bang, court sur 200 km, le long de la frontière...

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Le 3 BCCP en Indochine par le colonel Jean Cuignache (Être et Durer-35 – juin 2000)
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LE CAPITAINE PAUL CAZAUX

 

 

Tout juste agé de 18 ans, Paul CAZAUX s'engage en 1928 au 8° Régiment de Tirailleurs Sénégalais. Il sert au MAROC comme sous-officier, puis est admis en 1934 à l'Ecole Militaire d'Infanterie de SAINT-MAIXENT, "Promotion ALEXANDRE 1er de YOUGOSLAVIE".

Promu sous-lieutenant, il est désigné pour servir en INDOCHINE. C'est sur ce territoire, où il débarque en 1937, que va se dérouler plus de la moitié de sa carrière.

Rentré en métropole à la déclaration de guerre, le lieutenant CAZAUX est cité pour les combats d'arrière-garde qu'il mène avec son unité en juin 1940.

De retour en INDOCHINE, il sert dans les rangs du 1 er Régiment de Tirailleurs Tonkinois et prend le commandement d'un poste à la frontière de CHINE où il échappe à l'invasion japonaise.

En 1944, il est promu capitaine et commande le Fort BILLOTTE à HA-GIONG dans le nord du TONKIN.

Au moment où les Japonais, près d'être vaincus, proclament l'indépendance du territoire et prennent l'offensive contre les forces françaises, il est à la tête d'une compagnie du 3 eme Régiment de Tirailleurs Tonkinois. Sous la pression de l'ennemi, il passe en CHINE où les survivants des combats parviennent à se regrouper. En 1945, il rentre au TONKIN avec le bataillon mixte de marche du 9 eme Régiment d'Infanterie Coloniale.

Il est cité à deux reprises pour les succès qu'il remporte contre les rebelles avec sa troupe de partisans Thaïs, dans des combats de brousse où il fait preuve d'un remarquable esprit manoeuvrier.

Rentré en France en 1947, il reçoit la légion d'Honneur et participe à SAINT-BRIEUC à la création du 3 eme Bataillon Colonial de Commandos Parachutistes à la tête duquel il va mener en ANNAM et au TONKIN, de 1949 à 1950, de nombreuses opérations aéroportées et amphibies. Il est à nouveau cité trois fois pour son allant, son dynamisme et l'exemple qu'il donne à une troupe dont les exploits sont devenus légendaires.

Le 8 octobre 1950, il est parachuté avec son bataillon à THAT-KHE pour permettre le repli des colonnes LE PAGE et CHARTON sur la route coloniale n° 4 après l'évacuation de CAO-BANG.

Chargé d'une mission d'arrière-garde, il mène pendant cinq jours de violents combats retardateurs dans un terrain extrêmement difficile et réussit à plusieurs reprises à percer le dispositif ennemi. Le 15 octobre, avant de succomber devant un adversaire qui avait pour lui le nombre et l'armement, il a l'amère fièreté de savoir qu'il a rempli sa mission jusqu'au bout.

Fait prisonnier et interné au camp de KUANG-UYEN, le capitaine CAZAUX s'évade en décembre 1950, mais dénoncé par la population il est repris et soumis à de graves sévices.

Le jour de Noël, il arrive au camp de TRUNH-KHAN-PHU, tristement célèbre sous le nom du camp n° 1. Il s'impose à tous par la dignité de sa conduite et son ascendant moral, et interdit la signature du manifeste du camp qui constitue, à ses yeux, une forfaiture.

Gravement malade et privé de soins par ses gardiens, il refuse de renier le combat de ses camarades et l'idéal de son pays. il refuse d'abdiquer sa dignité d'homme, de combattant et d'officier.

Il succombe le 9 octobre 1951, ayant préféré la mort au déshonneur.

 

PHOTOCOPIE D'UN DOCUMENT RELATIF A LA CAPTIVITE DU CAPITAINE PAUL CAZAUX

Je vous transmets, à toutes fins utiles, le document joint que je me suis procuré concernant le Capitaine CAZAUX . Ce feuillet appartient à un registre tenu alors par l’état-major qui s’efforçait de suivre les officiers en captivité dans les camps Viet-Minh. Tous les témoignages y sont rassemblés et notamment les preuves de vie de Paul CAZAUX, comme ses tentatives d’évasion, jusqu’à son décès « officiel » le 13 juillet 1951.

 Amicalement. Henri BULIT  - Cliquez ci-dessous :

Photocopie n° 1

Photocopie n° 2

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Collecte d'info et de documents en cours. . . . .

Si tu as des photocopies de documents ou des informations relatives au Capitaine CAZAUX, je te remercie de me faire parvenir des copies afin de les publier.

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